La Liste Rose·R.D.V

Comment J’ai tué Cupidon

Comment j'ai tué cupidon

Hey mon chou! Si tu as loupé l’article sur La Liste Rose, je t’invite à aller lire de ce pas le concept et comprendre ce qu’il va s’en suivre. Installe-toi, prends ta boisson, tes biscuits et surtout bonne lecture et bonne journée ♥


Prologue

Quelque part en France…

Si pour certaines de mes amies, les soirées sont un peu arrosées, moi je reste sobre. Moi c’est Maëva, j’ai soufflé mes vingt-et-une bougies en novembre. Je consacre la plus grande partie de mon temps à travailler, quand je ne suis pas au bureau, je me pavane en pyjama pilou sur mon canapé. Pour ma famille je suis la super tata, qui n’hésite pas à décrocher la lune pour ses petits monstres, et pour les copines, je suis surtout « Sam ».

En cet instant, je tentais de faire comprendre à Jane que sortir d’une rupture n’était pas simple. La pauvre sanglotait au-dessus de son verre de martini et il menaçait de déborder à tout instant. Du revers de sa manche, elle essuya les larmes sur ses joues.

— J’en ai marre ! Mon plan cul qui se barre à trois jours de la Saint Valentin ! Ça fait des semaines que mes parents attendent de rencontrer l’élu de mon cœur ! Et tu te plains d’être poisseuse !

J’espère que c’est seulement l’alcool qui la rend ignoble, car entre nous, mon mari vient de me quitter… Donc, ouais, je me considère comme poisseuse.

— Si c’est ça qui te tracasse, tu demandes à un ami de jouer le jeu. Tes parents seront contents et ça t’évitera de te morfondre pour une histoire sans importance.

— Un merdier, je te dis ! Et toi ? Ton mari qui te largue, c’est moche !

Elle renifle, me regarde et, soudain, on dirait qu’elle va mieux.

— Mais tu as raison, je suis sexy, jeune, intelligente, marrante et gentille. J’ai juste à claquer des doigts et j’ai au moins trois mecs à mes pieds, me suppliant d’être à eux! Merci, tu es la meilleure amie qu’une fille puisse avoir!

Ah bon ? J’ai dit ça ?

Jane se lève et file vers le bar. Je suis soulagée. Soit elle se plaint, soit elle me saoule avec ses suggestions pour me trouver un mec. Qu’elle s’occupe de ses fesses !

Sourire aux lèvres, je regardai la serveuse s’avancer vers moi avec mon rafraîchissement. Soudain, un homme saisit mon verre sur son passage et se dirigea vers ma table. Il déposa la boisson devant moi et s’assit.

— Vous êtes Sam, ce soir ? me dit-il d’une voix rauque qui me troubla au-delà du raisonnable.

Quel toupet ! L’inconnu me sourit. Un sourire qui avait dû briser plus de cœur que moi d’assiettes dans toute mon existence. Le col ouvert de sa chemise, son jean noir serré, ses cheveux parfaitement coiffés, tout dans son apparence provoquait l’admiration. Je refermai tout de même la bouche pour lui répondre et d’un air parfaitement détaché :

— Tous les soirs, je suis Sam.

— Je vois… même pas un verre ?

— Aucune chance de me saouler !

Il éclata de rire comme si je venais de raconter la blague de l’année. Il me tendit la main et j’hésitai un instant avant de la prendre.

— Elle ne va pas me mordre ! dis-je en riant à mon tour et en lui tendant la mienne.

— Je m’appelle Ciruse.

— Très original. C’est de quelle origine ?

— Aucune importance ! Mon vrai nom est Cupidon, je suis le Dieu de l’amour.

Ne jamais boire et écouter les conneries d’un mec en même temps. Je recrachai ma boisson sur mon tee-shirt, ma jupe reçu le même sort. Les larmes me piquèrent les yeux :

— Ouais et ma mère c’est Beyoncé ! Et qu’est-ce qu’il attend de moi le Cupidon ? Il a bien une raison pour venir ruiner ma soirée ?

— Je cherche l’amour et mon choix c’est porté sur vous.

Mon rire résonna jusqu’à à l’entrée du bar. Ce mec semblait si confiant, c’était à mourir de rire.

— Écoutez, vous me faites perdre mon temps, allez draguer une autre fille !

Le sourire qu’il me décrocha dut illuminer toute la salle. Un soupir bruyant s’échappa de ma gorge. Ciruse ou Cupidon claqua des doigts et le paysage se mit à tourner devant moi. Le noir complet, plus aucun bruit, rien…

J’ouvris les yeux et soupirai de soulagement. Que s’était-il passé ? Le trou noir ! Je regardai la table et reconnut la nappe, mon verre et ce Cupidon qui ne me quittait pas d’une semelle. Mes yeux se dirigèrent vers la fenêtre et je sursautai. La statue de la liberté !

— Nous sommes à Manhattan !

— Nous y sommes, confirma Cupidon en me souriant.

La tête me tourne, je suffoque, mes pensées s’affolent. C’est un mauvais rêve dont je vais sortit ! . J’ouvre les yeux et fixe l’homme assis en face de moi.

— Qu’attendez-vous de moi ?

— Demandez-moi ce que je peux faire pour vous aider. Une seule finalité, mais deux choix. Moi ou un autre, mais au bout de l’aventure, l’amour !

— Vous êtes taré, complètement taré!

Je sens l’angoisse monter, la folie me guette ! Comment savoir s’il est sérieux ? Comme s’il lisait dans mes pensées, il pose la main sur la mienne et soudain, nous nous retrouvons au balcon du 33éme étage de cette tour à Manhattan. Le vent fouette mes cheveux et je vacille sur mes jambes. Je voudrais regarder dans le vide, mais j’ai peur. Peur de la réalité ou du rêve ?

— Si tu penses que tu vis un rêve, vas-y : saute !

Je ferme les yeux : c’est un rêve, un mauvais rêve !

Mais lorsque je regarde le paysage plusieurs mètres en bas me fait douter de la réalité. Cupidon se saisit de mon menton et plonge ses yeux dans les miens.

— L’amour est une arnaque. Mon rôle est de te le vendre avec des paillettes, des phrases à vomir et des roses artificielles. Alors dis-moi Maëva, acceptes-tu de me suivre dans mon rêve ?

Je devais quitter ce balcon, revenir dans le restaurant. Faire stopper les tremblements de mon cœur. Dire à Cupidon ce qu’il voulait entendre et au plus vite.

— Oui, oui ! J’accepte !

Mon souffle se relâche, les pulsations de mon cœur s’apaisent. Je suis assise, je suis en sécurité. Je fixe la nappe blanche, je fixe le couteau. « Oh mon Dieu ! Mais pourquoi je n’y ai pas pensé avant ?». Je sais comment savoir si j’oscille entre le rêve et la réalité. Mon geste est rapide, impulsif. Je saisis le couteau à steak et je frappe dans la poitrine de mon kidnappeur. Une fois, deux fois, trois fois. Ses yeux s’arrondissent de surprise tandis que le sang rouge et liquide macule sa chemise blanche.

— Je ne m’attendais pas à cela, avoua-t-il.

Sa voix me ramena à la raison. Ma main lâcha le couteau et les larmes inondèrent mon visage.

— Vous…vous…vous allez mourir ? demandai-je avec inquiétude, comme si c’était une autre que moi qui avait porté les coups ?

Son rire sarcastique traversa la salle.

— Je suis immortel !

Il se pencha vers elle et son regard exprimait son impatience :

— Tu n’as plus que cinq minutes pour faire ton choix ! Je dois planter ma flèche. Moi ou un autre homme, un nouveau chaque jour jusqu’à ce que ton cœur s’ouvre à l’amour ! Choisis !

Je sursautai à ce dernier mot, rempli de menace ou… d’espoir ?

À suivre…


Infos pratiques:

* Histoire publié sur le blog!

* Correction & modifications: Jc Staignier

* Cette histoire est mienne! Donc pas touche.

©Miscrety


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