Bit-Lit·Fantastique·Loups-Garous

Prophétesse du sang

Meg Corbyn, t1
-Anne Bishop-

meg corbyn cover

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« Meg Corbyn est une cassandra sangue, une prophétesse du sang, capable de prédire l’avenir lorsqu’elle s’incise la peau. Une malédiction qui lui a valu d’être traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules prêts à la taillader pour s’enrichir. Mais aussi un don qui lui a permis de s’échapper et va la pousser à chercher refuge chez les Autres. Là où les lois humaines ne s’appliquent pas. Même si elle sait, grâce à cette vision, que Simon Wolfgard causera également sa perte. Car si le chef des loups est d’abord intrigué par cette humaine intrépide, peu de choses la séparent d’une simple proie à ses yeux. »

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Je ne sais pas à quoi je m’attendais en prenant le livre dans ma pile à lire, mais certainement pas à un roman si noir. Ce n’est pas le personnage de Meg en lui-même qui donne ce côté lourd et noir à l’histoire mais sa malédiction. Pour pouvoir accéder à des prophéties, elle est obligée de s’entailler assez profondément le corps à des endroits bien spécifiques. Déjà ce côté scarification et description de ses sensations de douleur accentue ce côté sanglant du roman, mais pas seulement. Les Autres sont des personnages sombres et semblent presque dépourvus de sentiment affectueux envers les humain. Les Autres sont, les loups-garous, les vampires, des hommes se transformant en chouettes, des surnaturels…

Bien que les surnats ne se vouent pas une haine sans fin, comme on le retrouve la plupart du temps dans les autres livres ayant ce thème, ils ne complètent pas non plus les autres stéréotypes; ils éprouvent  une féroce haine envers les humains, ils ne sont ni sympathiques, ni chaleureux, ils sont tout simplement sauvages et ne veulent en aucun cas faire preuve d’humanité. De ce fait, nous avons là des Autres assez repoussants et peu appréciables, accentuant fortement le côté sombre et lugubre.

Échappant à l’homme qui tient les siennes captivent,  Meg va arriver dans ce village peuplé d’être surnaturels, cherchant un travail et un logement, elle va tomber sur Simon l’Alpha, qui est d’une noirceur sans pareille. Il va pourtant faire preuve de compassion et lui offrir le travail d’agent de liaison entre surnats et humains, un travail qui lui permet d’obtenir la protection de l’Alpha. Peu à peu elle va tiser des liens avec les surnats qui sont étonnés de sa douceur et de sa naïveté. Son manque d’expérience et de connaissance n’est pas dû à son âge, mais à son éducation, enfermée avant même qu’elle soit née, Meg a appris la vie à travers des séquences d’images. Elle ne sait ni comment fonctionne une cafetière ni que le papier coupe, elle ne sait pas non plus comment fonctionne un micro-onde. J’ai trouvé que l’auteur aurait pu faire de ce manque d’expérience des moments drôles et pleins d’humour, et j’ai été déçu de voir que toute trace d’humour été inexistant, cela aurait donné de la lumière au roman et apaisé la noirceur des personnages.

D’ailleurs tous sont surpris qu’elle arrive à changer la vie des surnats, ceux-ci en venant même à la considérer comme l’une des leurs, malgré le fait qu’elle soit humaine, mais pas si humaine que cela comme ils vont le découvrir.

Le point le plus négatif dans cette histoire, c’est le point de vue. Le récit est rapporté par le narrateur, ce qui m’a bloqué quant à me mettre à la place de Meg ou de Simon. Ce qui est dérangeant et qui donne de la lourdeur c’est la multitude de points de vues. Pour chaque personnages qui est dans l’histoire, nous avons ses pensées, ses actes, ce qu’il s’apprête à faire donc nous en tant que lecteur on a un train d’avance sur les personnages. Pour moi Anne Bishop aurait dû limiter les points de vues, à Meg et Simon.Tous ces points de vues créent une lenteur au roman, qui m’ont parfois rebutés.

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« – On m’appelait cs759, répondit-elle.

-Ce n’est pas un nom !

-Non. Mais c’est tout ce qu’ils m’ont donné. Tout ce qu’ils nous ont donné à toutes. Un matricule. Les gens donnent des noms à leurs animaux domestiques, mais un objet n’en mérite pas tant. En désignant quelqu’un par un matricule au lieu d’un nom, on n’a pas à réfléchir à ce qu’on lui fait subir, à se demander ce qu’il ressent quand on… »

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Lu avec

Cappuccino à la noisette

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2 commentaires sur “Prophétesse du sang

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