Adultère·Littérature Classique·Meurtre

Et si…mon mari mourait

Thérèse Raquin

-Émile Zola-

Thérèse Raquin cover

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« Dans la rue du Pont-Neuf, à Paris, vit la famille Raquin. Propriétaire d’une petite mercerie, Madame Raquin tient la boutique avec sa nièce, Thérèse, et son fils, Camille. Celui-ci travaille peu, suite à une enfance qu’il a passé, la plupart du temps, cloué au lit par des maladies de tout genre, choyé par sa mère. Peu de temps après, aux vingt-et-un de Thérèse, les deux jeunes gens s’épousent, comme il en avait été décidé durant leur enfance.

Mais voilà qu’un beau jour, Camille ramène chez eux Laurent, un fils de paysan avec qui il allait à l’école. D’habitude froide et réservée, Thérèse est mystérieusement attirée par cet homme, si différent de son mari. Laurent, de son côté, voit en Thérèse une occasion d’être entretenu gratuitement en la prenant pour maîtresse. »

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Zola est reconnue pour ses œuvres comme « L’assommoir » « Germaine » ou encore »Nana », des romans complexes où une lecture des plus basiques ne suffit pas à comprendre son ouvrage dans toute sa globalité. Thérèse Raquin a été pour moi mon premier roman d’Émile Zola, j’ai du le lire la première fois à 14 ans, et malgré mon jeune âge j’ai trouvé l’histoire des plus intéressantes et capivantes.

C’est dans un univers sombre, dépourvu d’espoir, accompagné une atmosphère sanglante, où les pulsions malsaines sont le moteur des personnages, que nous fait rentrer l’auteur.

Thérèse se doit d’aller vivre avec sa tante, après  la mort de sa mère. Très vite sa tante voit là une opportunité de la promettre à son fils Camille, qui n’aurait pas mieux que sa cousine, puisque celui-ci est malade et d’une laideur ne l’aidant pas à avoir d’autre option que sa cousine. Ce qui convient à sa mère qui est d’une possession maladive envers son fils.Thérèse est depuis son jeune âge, vive,avide d’aventure de grand air, malheureusement sa tante en décide autrement et comme pour son fils, elle la plonge constamment dans les médicaments, la rendant plus faible. Mais cette soif de liberté ne part pas complètement, au contraire elle reste en elle comme un rêve. Déménageant à Paris, Thérèse s’enferme dans la monotonie de sa vie, son mari et sa tante la prennent pour une idiote, qui n’a pas son mot à dire dans les décisions prises par Camille.

 » Sa mère le gâtait encore comme un petit garçon […] Mme Raquin se mettait à trembler lorsqu’on lui conseillait d’envoyer son fils au collège […] Camille resta ignorant, et son ignorance mit comme une faiblesse de plus en lui. »

Malgré les soirées organisées chez les Raquin, la monotonie pointe vite son nez, les invités sont d’un ennuient qui fait fuir Thérèse dès qu’elle le peut. Un soir Camille ramène un ami d’enfance rencontré sur son lieu de travail. Laurent est invité à manger, très vite celui-ci, trouve dans Thérèse, un moyen de calmer ses ardeurs sexuelles et d’économiser ses sous pour des femmes. Durant le repas Laurent propose à Camille de lui faire son portrait. Il voit là l’opportunité d’approcher la jeune femme.

« C’est qu’elle est laide, après tout, pensait-il, elle a le nez long, la bouche grande.Je ne l’aime pas du tout, d’ailleurs […] Pour lui,Thérèse, il est vrai, était laide, et il ne l’aimait pas; mais, en somme, elle ne lui coûterait rien […] l’économie lui conseillait déjà de prendre la femme de son ami. »

Après l’échange d’un baiser, les voilà devenus, amants. Thérèse ne ressent aucun remords bien au contraire c’est sa vengeance, pour une vie qu’on ne lui a pas laissé choisir. Elle voit en son mari, l’homme qui l’est vraiment; paresseux, ayant des appétits sanguins, des désirs très arrêtés de jouissance très faciles et durables. Camille aurait voulu ne rien faire de sa vie, tout avoir en restant assis. Thérèse éprouvait une révulsion pour son mari. Se tourner vers Laurent apaiserait son insatisfaction.

Au fil des jours leur rendez-vous devienne quotidien, alors que Laurent voyait en son amante un moyen d’avoir du plaisir gratuitement, il découvre la vraie nature de Thérèse. Amant à l’insu de Madame Raquin et de son fils, ils s’aperçoivent bientôt que s’ils veulent rester ensemble, il faut que Camille disparaisse. Quoi de mieux qu’un accident ?

« Laurent étonnait trouva sa maîtresse belle. […] Laurent n’avait connu une pareille femme. Il resta surpris, mal à l’aise. À partir de ce jour, Thérèse entra dans sa vie. »

Émile Zola,  peint le portrait d’amant maudit, après avoir porté le coup fatal à Camille, leur vie s’en retrouve chamboulé, et tous ce qu’ils espéraient se retrouve vite hanté par le visage de Camille. Thérèse est entourée de personnes médiocres, elle se laisse aller d’ailleurs elle-même dans cette médiocrité car elle ne sait pas comment sortir de cette emprise. Elle pensait avoir décelé de la grandeur d’esprit et de l’ambition chez son amant Laurent, mais elle va vite désenchanter.

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« Vous ne pouvez causer deux minutes avec un imbécile sans lui faire comprendre qu’il est un imbécile. »

Préface.

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Lu avec

Thé à la vanille

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